L’acceptation de soi est un nouvel enjeu sur les réseaux sociaux. De la publication d’imperfections au mouvement du body positive, les instagramers se sont lancés un nouveau challenge.

#selfcare

Une histoire de mœurs

C’est en 2010 qu’Instagram fait son apparition sur nos téléphones et nos ordinateurs. Cette plateforme de partage de photos et vidéos s’impose dès son arrivée sur le marché des réseaux sociaux. Le fait d’exposer des images personnelles créées par les internautes entraîne une réflexion sur le sens du beau. Très rapidement s’instaure une compétition, une course aux likes et le mythe du « corps parfait » se répand à une vitesse fulgurante. C’est alors l’expansion du modèle de mannequin féminin émacié et du modèle masculin musclé. Pour y correspondre, les utilisateurs passent par des logiciels de retouches et ne veulent pas coller à la réalité mais à l’esthétique demandée. Les premiers à faire les frais de cette tendance sont les adolescents de la génération Z. En effet, lors de cette période de changements les adolescents cherchent à se définir via des modèles. À travers les vues et les likes, il y a une recherche d’existence et de reconnaissance par les pairs. Si on ne colle pas aux attentes, l’anxiété et la mauvaise estime de soi deviennent un quotidien.

#bodypositive

À bas les diktats

Plusieurs influenceur·euse·s se sont lancés dans une bataille contre les faux-semblants et les retouches à gogo. C’est alors la naissance du mouvement du « Body positive » qui a pour but d’exposer tous types de profils, sans filtres, permettant de banaliser ce qui est considéré comme des imperfections. Un grand nombre de hashtags est alors utilisé afin de propager au plus possible cette mouvance qui veut se faire entendre. À l’origine très peu reconnu, ce mouvement a su séduire un grand nombre de personnalités ainsi que des grandes marques. Il faut savoir mettre en avant la relation entretenue avec son corps et non plus son apparence. Tous types de morphologies sont alors exposés afin de contrer les diktats du « corps de rêve ». On évite alors les discriminations et la hiérarchie, on veut être inclusif et bienveillant. Ce mouvement a été retransmis sur les médias traditionnels et plusieurs défilés ont été organisés en se basant sur la diversité des corps.

#normalizenormalbodies

Un amour par soi et pour soi

Le « Body positive » est participatif et collectif, il veut éviter le repli sur soi. Considérer les communautés virtuelles et écouter des témoignages peuvent permettre de prendre conscience, qu’en fait, les cas ne sont pas isolés. Il faut réussir à prendre les réseaux sociaux comme sources d’inspiration tout en sachant prendre du recul sur sa propre situation. Tout le monde n’a pas les mêmes désirs ni les mêmes buts. Derrière une image peuvent se cacher différents complexes et problèmes. Réussir à cultiver ses différences permet d’être pleinement soi-même. Il est nécessaire de garder en tête que la perfection n’existe pas et que ce que vous considérez comme des défauts ou des imperfections sont ce qui vous rend beau et unique.

#allbodiesaregoodbodies

Cependant ce mouvement possède certaines limites. En effet, il se transforme en réel phénomène de mode, différentes marques se servent de sa popularité comme argument de vente. Certaines façons de l’utiliser l’éloigne de ses objectifs principaux. Il faut alors faire attention aux potentielles dérives de ce mouvement qui a pour but initial la bonne estime de soi.

#LoveYourBody

Agathe Pinault

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